Expérimentées en Seine-Saint-Denis depuis un an, les Unités
Territoriales de Quartier (Uteq), ces policiers dont la mission est
de lutter contre l’économie souterraine, le trafic de drogue qui
alimente les cités, ainsi que de s’attaquer aux violences urbaines,
remportent un franc succès.
La délinquance a ainsi chuté de 15 % dans la cité du Franc-Moisin à
Saint-Denis, de 10 % dans la cité des 4000 à La Courneuve, et même de
20 % à Clichy-sous-Bois et Montfermeil. Dans les villes de provinces
où les Uteq ont été étendues, les crimes et délits ont également
baissé de façon spectaculaire. Ainsi on note une régression de 12 % à
Marseille, et jusqu’à près de 33 % dans certaines cités toulousaines.
Face à ce succès, 100 Uteq et 23 compagnies de sécurisation vont être
créées, regroupant ainsi pas moins de 4000 policiers. Pour l’année
2009, ces forces seront déployées dans 24 villes, dont 8 communes
franciliennes (Nanterre, Mantes-la-Jolie, Sartrouville, Corbeil,
Combs-la-Ville, Orly, Villiers-le-Bel et Pontoise).
A quand des Uteqs sur Bagnolet, Saint-Ouen, et l’Ile-Saint-Denis là où rien n’a
été fait pour assurer la sécurité des citoyens ? Pourquoi les élus de
ces villes y compris de l’opposition n’en font-ils pas la demande ?
Ce sont les mystères de la politique.
Mike BOROWSKI