Depuis le début de l’année, la publicité a disparu du service public
entre 20 heures et 6 heures du matin. Puis dès fin 2011, France
Télévision sera totalement débarrassée de la publicité.
La suppression de la publicité sur les télévisions publiques est le
moyen pour ces médias de produire des contenus de qualité et cela
sans l’obsession de l’audimat. Il est vrai que le système actuel est
paradoxal : car on demande à la fois au service public de faire de
l’audience et de se battre sur le même terrain que les chaînes
privées, et en même temps, le service public est censé diffuser des
programmes culturels de qualité. L’idéal est d’allier l’audience à la
qualité, mais dans ce domaine, ce n’est pas toujours évident.
Le chef de l’Etat a donc proposé de supprimer la publicité sur le
service public, ce dernier devant être désormais financer uniquement
sur fonds publics, ce qui représente une dépense d’environ 1,2
milliards d’euros par an.
Comme souhaité par Nicolas Sarkozy, afin de ne pas pénaliser la
télévision publique face aux chaînes privées, une taxe a été
instaurée d’un montant de 0,9 % sur le chiffre d’affaires des
fournisseurs d’accès à Internet pour compenser la suppression de la
publicité, ainsi qu’une taxe de 3 % sur le chiffre d’affaires
publicitaire des chaînes privées dont les recettes dépassent 11
millions d’euros.
Les Jeunes Sarkozystes se félicitent donc de cette considérable
avancée, rêvée par la gauche mais jamais réalisée par cette dernière
par manque de courage politique.