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Informations et réactions sur la ville de Bagnolet, la vie municipale. La parole de l'opposition LR Libres! à la municipalité

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Ne pas laisser à une minorité faire croire qu'elle a une représentativité réelle.


L'exemple des manifestants de Nouvelle Calédonie d'aujourd'huii qui réagissent à la violence et et aux méthodes de voyoux de certains individus qui se disent syndicalistes devraient se multiplier car trop souvent les média donnent la parole à ceux qui parlent le plus fort mais qui ne sont pas toujours les plus représentatifs.

20.000 personnes ont défilé mercredi matin dans le calme pour s'opposer aux heurts qui ont récemment secoué l'archipel.

Une « marche citoyenne » pour protester contre les violences qui ont secoué début août la Nouvelle-Calédonie. 20.000 personnes ont défilé mercredi dans le calme dans les rues de Nouméa pour défendre «la construction d'un destin commun» entre les communautés kanake et blanche. Sous un soleil radieux et pour la plupart vêtus d'un tee-shirt portant le slogan «si y'a pas toi, y'a pas moi», les protestataires sont partis de Baie de la Moselle pour se rendre vers la province sud, qui abrite le Congrès et le Haut-commissariat. «Nous voulons construire et développer la Nouvelle-Calédonie dans la paix et tous ensemble. La violence ne nous mènera à rien», a lancé Nathalie Bringuier, une biologiste porte-parole du collectif, à l'origine de la marche.

Né sur internet, le «Collectif citoyen pour notre destin commun», qui comprend notamment des syndicats, des artistes et plusieurs entrepreneurs, avait recommandé aux patrons de payer les salariés qui participaient à la marche pour leur permettre de manifester. Ce que de très nombreuses entreprises et commerçants ont fait. Mais cette marche n'est « ni contre l'Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités, ni pour les patrons», souligne Nathalie Bringuier dans un entretien aux Nouvelles Calédoniennes. «C'est seulement une marche des petites fourmis qu'on n'entend pas et qui ne se jettent pas de pierres. Nous voulons témoigner que les événements des deux dernières semaines ne doivent pas remettre en cause vingt ans d'accords».

Samuel Ribot, du journal Les Nouvelles Calédoniennes, affirme qu'il s'agit de la plus grande manifestation organisée en Nouvelle-Calédonie depuis les années 1980. Si le chiffre de 20.000 manifestants est exact, cela représente un peu moins d'un dixième de la population du territoire du Pacifique Sud. Les trois chambres consulaires, le gouvernement local et les partis de droite ont apporté leur soutien à ce mouvement, qui survient plus d'une semaine après les violentes manifestations qui ont agité la Nouvelle-Calédonie.

 

22 août, journée de mobilisation du syndicat de l'USTKE

A la grande inquiétude de la population, des affrontements ont opposé début août des militants du syndicat indépendantiste l'Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE) aux forces de l'ordre. Les échauffourées ont fait une trentaine de blessés parmi les policiers, les gendarmes et les manifestants. Une solution à la crise, née du conflit social qui oppose l'USTKE à la compagnie aérienne locale Aircal, a finalement été trouvée le 6 août. Au terme de ce protocole d'accord, l'USTKE a obtenu le paiement des jours de grève, par le biais d'avance sur salaire, et la garantie que les salariés grévistes ne soient pas poursuivis. Dans un préambule, l'accord demande aussi le maintien du service public aérien à destination des îles Loyauté, assuré par Aircal, et le respect des autorités coutumières kanakes. Malgré ses concessions, l'USTKE n'entend pas faire baisser la pression.

Le syndicat réclame la libération de son président Gérard Jodar, condamné fin juin à un an de prison ferme pour entrave à la circulation d'un aéronef, lors d'un coup de force à l'aérodrome de Magenta. L'USTKE organise à cette fin une journée de mobilisation «à travers tout le pays», le 22 août, lors du procès en appel de son dirigeant. Le syndicat a également dénoncé la «répression policière inacceptable et une militarisation à outrance de l'archipel» lors des manifestations la semaine dernière.

Ces tensions ont ravivé de mauvais souvenirs chez les habitants de la Nouvelle-Calédonie. A la fin des années 1980, des affrontements sanglants entre indépendantistes et forces de l'ordre avaient éclaté. Une opération des forces françaises pour libérer des gendarmes pris en otage par des indépendantistes avait notamment fait 21 morts en 1988 dans la localité d'Ouvéa. Après ces violences, un statut de large autonomie avait été accordé à l'archipel. Un processus de décolonisation est en cours et doit déboucher entre 2014 et 2018 sur un référendum d'autodétermination. L'approche de cette échéance et les retards pris dans l'application de l'accord de Nouméa favorisent cependant la radicalisation d'une frange des indépendantistes.

 

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