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Informations et réactions sur la ville de Bagnolet, la vie municipale. La parole de l'opposition LR Libres! à la municipalité

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Michel Barnier répond aux démagogues de droite ou de gauche


Depuis hier j’entends décrier le système de la politique commune de la pêche de tous côtés. Rappelons le sens de cette politique. Les quotas d’abord : ils permettent de préserver, dans la durée, nos réserves de poissons - qui sont fragiles mais renouvelables, à condition de pratiquer une pêche raisonnable et responsable. Préserver nos stocks, c’est aussi préserver et garantir l’activité de nos pêcheurs pour l’avenir. Ensuite, grâce à l’Europe de la pêche nous mettons en en commun nos ressources halieutiques – c’est « l’Europe bleue ». C’est ce qui permet à nos pêcheurs de pratiquer leur activité au large de l’Espagne ou de l’Irlande.

Posons-nous les bonnes questions. Que se passerait-il si l’on supprimait la politique commune de la pêche, et avec elle tous les quotas ?

Nos pêcheurs retrouveraient la possibilité de pêcher, toute l’année. Et, à leurs côtés, les multinationales venues du monde entier, avec des moyens colossaux, et sans aucune barrière juridique pour les en empêcher. Le droit de pêcher deviendrait un droit monnayable, au plus offrant. Ecrasées par la concurrence internationale, les petites PME et entreprises artisanales de nos côtes ne tiendraient pas longtemps.
C’est de régulation dont il s’agit. La fin des quotas de pêche, c’est la fin de la règle. La fin de la règle, c’est l’épuisement de nos ressources halieutiques, c’est la concurrence dérégulée, et l’extinction assurée de notre pêche artisanale.

Voilà le sens des mesures décidées par Bruxelles, en concertation, je le rappelle, avec les milieux professionnels, avec les experts, avec les représentants des 27 pays. Ne confondons pas l’Europe avec un comptoir; c’est un lieu de compromis et de concertation. Mais ce serait trop demander à M. Villiers et M. Le Pen. Sortis de leurs assauts démagogiques, et lorsqu’aucune récupération médiatique n’est possible, les vraies questions européennes les intéressent peu. Les voir rejoints dans leur discours de dénonciation par Harlem Désir se passe de tout autre commentaire.
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