NON à LA GREVE POLITIQUE
Après la pantalonnade du congrès de Reims et le ridicule d’une motion de censure à l’Assemblée nationale prétendant dénoncer «l’inaction du gouvernement» , le Parti socialiste «appelle ses militants et élus à participer à la journée de mobilisation interprofessionnelle du privé et du public» et il leur donne rendez-vous à Paris au «Cirque d'hiver», lieu apparemment prédestiné pour ce genre de manifestation.
Certes, nous comprenons les craintes des salariés face à une crise économique et sociale d’une extrême gravité et dont les conséquences sont encore imprévisibles, mais il rappelle que les syndicats, par leur conservatisme borné, ont toujours pris des positions qui, finalement, trahissent les intérêts réels des salariés qu’ils sont censés représenter et qu’ils prennent en otage l’ensemble des français, paralysant l’activité économique du pays à un moment où il est particulièrement nécessaire de la relancer.
Le parti socialiste, qui n’a plus ni doctrine, ni idées, ni programme, tente de se refaire une santé en accrochant son wagon à la locomotive syndicale. En fait, ce qui se réalisera le jeudi 29 janvier, c’est la conjonction de toutes les impuissances qui n’ont d’autres capacités que des capacités de nuisance.