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Informations et réactions sur la ville de Bagnolet, la vie municipale. La parole de l'opposition LR Libres! à la municipalité

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Faible mobilisation à la Poste


Le monde change, il faut que chacun en soi conscient et qu'il ne cherche pas à rester, pour certains, attacher à leurs privilèges 'un autre âge.


Avec 27,3 % de grévistes, les opposants à la privatisation n'ont pas atteint les mobilisations records qu'a pu connaître l'entreprise publique.


Très exactement, 27,3 % de postiers en grève selon la direction ; 40 % selon les syndicats. Et 240 bureaux de poste fermés. Le mouvement lancé à l'appel de cinq fédérations de La Poste (CFDT, CGT, SUD, FO, CFTC) contre une privatisation de La Poste, a mobilisé vendredi 66 300 grévistes selon les chiffres communiqués en fin de journée par l'entreprise.

À Paris, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, et Jacques Voisin, président de la CFTC, étaient du cortège. Des personnalités politiques aussi, parmi lesquelles, Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, et Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP), le président du club Debout La République (DLR) qui soutient l'idée d'un référendum d'initiative populaire. Sur environ 243 000 postiers qui étaient censés travailler vendredi (sont exclus du total les salariés en congé, en RTT, malades ou en déplacement…), un peu plus de 66 300 ont donc suivi le mouvement, selon la direction. Soit une participation de 27 % contre la transformation de La Poste en société anonyme dès janvier 2010 et l'ouverture de son capital un an plus tard… C'est plus que le maximum de 18 à 19 % enregistré par la direction ces dernières années, lors des derniers appels unitaires. Mais c'est bien moins que le pic de 1995 (59 %) et les 45,8 % de la grève unitaire du 13 mai 2003 contre la réforme des retraites.

À Paris, rendez-vous avait été donné rue du Bac en début d'après-midi, direction le siège de La Poste, à Montparnasse, où les manifestants sont arrivés vers 15 heures. Pendant ce temps, rue du Louvre, en milieu d'après-midi, la grande Poste était plutôt vide mais ouverte. Seuls deux guichetiers assuraient une sorte de service minimum. «La grève est un droit mais c'est scandaleux de prendre les gens en otages, c'est quand même un service public», s'agaçait un usager.

 
«Beaucoup de bêtises»

 

En province, la police a dénombré 750 manifestants à Nantes. Dans le centre de Bordeaux, ils étaient 450 selon la police, 600 selon les syndicats. « Un postier sur quatre était en grève, a déclaré Luc Chatel au Figaro. Il y a des interrogations. Cela dit, je constate que 3 postiers sur 4 ont travaillé, ce qui veut dire qu'ils sont ouverts à un débat public. C'est plutôt encourageant.» Si le marché du courrier doit s'ouvrir complètement à la concurrence en 2011, sur le terrain les postiers ont déjà un avant-goût de libéralisation. «Ils savent que dans les camionnettes de DHL ou de FedEx aujourd'hui il y a des colis et que, , elles pourront transporter des lettres», note un bon connaisseur.

«J'entends beaucoup de bêtises, déplore Luc Chatel. Le gouvernement n'a pas arbitré. Le contrat de service public n'est pas négociable, et il est hors de question de remettre en cause les 17 000 points de vente et le timbre à prix unique !» La réflexion de la commission Ailleret mise en place par Nicolas Sarkozy commencera vendredi. Objectif : évaluer toutes les options pour donner à La Poste les moyens de sa croissance. À sa table : des politiques (dont le communiste Daniel Paul), mais aussi la présidente de l'association de consommateurs CLCV, l'économiste Élie Cohen, un représentant du BCG, et le président de Redcats (La Redoute), un grand client de La Poste…
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