Les Jeux olympiques n'ont pour l'heure pas amené de changements en Chine et la promesse des autorités chinoises d'améliorer la situation sur le plan des droits de l'homme avant la manifestation sonne creux aujourd'hui, notamment après la répression des manifestations au Tibet. C’est en tout cas ce que déclare Amnesty International qui demande au Comité international olympique, aux dirigeants étrangers et aux compagnies internationales qui font commerce avec la Chine de dénoncer les atteintes aux droits de l'homme, faute de quoi prévient l'organisation de défense des droits de l'homme, ils pourraient bien apparaître comme complices.
Selon Amnesty International, les autorités chinoises ont effectué un véritable nettoyage" pré-olympique de Pékin det des alentours: des militants des droits de l’homme ont été arrêtés, l’un d’entre eux a déjà été condamné la semaine dernière à cinq années d'emprisonnement pour "incitation à la subversion" après avoir aidé des villageois à diffuser une pétition intitulée "Nous ne voulons pas les Jeux olympiques, nous voulons les droits de l'homme". Amnesty dénonce également les "graves violations des droits de l'homme" lors de la répression par les autorités chinoises des manifestations ces dernières semaines, au Tibet mais aussi dans les régions limitrophes à forte population tibétaine.
Et l’organisation de défense des droits de l’homme de conclure : "Les Jeux olympiques n'ont pas réussi pour l'instant à jouer le rôle de catalyseur pour les réformes. A moins que des mesures urgentes ne soient prises pour redresser la situation, un bilan positif en matière de droits de l'homme pour les Jeux de Pékin semble de plus en plus hors d'atteinte"